Deux mois déjà. Chaque geste. Chaque dernière fois. Chaque visage. Chaque fois que je me suis allongé sur ce banc de pierre au bord de l’Océan. D’une musique et des mots italiens qui savent tout des tourments de l’amour – « Vattene amore, che siamo ancora in tempo. Sempre la’, sempre tu. Ancora un altro po’ e poi ancora non lo so » -. Deux mois déjà. De pages tournées peut-être un peu tôt. De souvenirs déjà décomposés. De copains laissés – trop vite, trop fort. Pour regagner la terre. Pour revoir la vie d’avant sous d’autres yeux, moins graves, sans recul sombre, sans futur clair, à cœur ouvert, déjà de la pluie, déjà des nuages, déjà bien tard. Mes vies finiront par ne plus me manquer, en attendant, il faut plonger encore un peu, l’Océan est là, tout près, on pourrait presque le toucher. Vattene amore

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