Depuis « Les pluies ne durent jamais en Écosse » il y a douze ans, on m’a souvent demandé si je comptais m’y remettre. La plupart du temps, je me suis senti incapable de répondre à cette question. 

Le soutien de mon ami Eddy Caekelberghs était fort et sincère en 2006, lorsqu’il m’a fait l’honneur d’une préface. Une décennie plus tard, pourtant, ces Pluies  me sont apparues comme une forme d’erreur de jeunesse (j’avais 25 ans) : incomplètes, gauches, un peu sinueuses, ampoulées.  J’ignore pourquoi : j’assume encore et j’ai tenu à ce que ce roman soit publié de nouveau, dans une version à peine corrigée. Depuis 2006, la saga des défuntes Éditions Romaines a animé les faits divers – cette maison dirigée par le romanesque Stéphane Bleus ! -.

Tout ce temps a passé sans pouvoir donner la réplique.  La pulsion ne me faisait pas défaut, elle me faisait simplement faux bond. Les occasions n’ont pourtant pas manqué : tu me suis, je te sème. Jusqu’à ce moment de juillet 2017, à partir duquel mon album photo californien, où j’ai résidé près de quatre années,  m’a soudain semblé digne.  J’ai dû reprendre la plume le matin d’après, sur base de petits textes datant de 2014, qui traînaient dans un dossier de l’ordinateur portable et qui, mis bout à bout, s’étaient mis à me parler. Tout cela a créé une forme de récit, dont le dénouement s’est joué en janvier dernier. Une maille à l’endroit, un chapitre à l’envers. Et certains ont trouvé des clés que j’avais perdues en chemin et je leur en sais gré.

Dans la foulée de cet été dernier, où je me suis accordé un long mois d’errance, j’ai publié cet autre texte, qui a sa propre vie, sur les routes et les déroutes de mes expatriation et impatriation californiennes.  L’occasion pour moi de régler des comptes avec moi-même, le réel, l’irréel et les illusions (j’allais oublier, les diseuses de bonne aventure).

Prendre le large

J’ai beaucoup écrit durant mon échappée américaine, mais rien ne m’a semblé digne d’être publié, c’est-à-dire livré au public. Depuis l’été 2017, mois après mois, sans rien dire à personne de mon projet, ces bouts de texte ont pris la forme d’un manuscrit de 140 pages,  déjà beaucoup relu et corrigé, qu’il me tarde de partager, mais pas dans la hâte.

Son titre provisoire est “ Prendre le large  et a pour lieu San Francisco, sans doute un concours de circonstances. Je me suis dit que cela aurait pu être notre histoire, si… Pourtant, c’est une fiction.

L’heure est aux corrections et aux premiers avis qui comptent.  Le moment viendra ensuite de choisir le mode de publication : sauvagement en ligne, sur du papier ou sur le coup de cœur éventuel d’un véritable éditeur.

Tout reste finalement à écrire.

Surtout, merci.

Déjà merci à Isabelle, Fred, Étienne, Gaëtan, JC, Eddy, Jonathan, Didier,
Pascal, Nicolas, Esther, Jean-Marie, Sur le Quai, Fabienne (je dois en oublier)
pour ce qu’ils savent.

Vous êtes éditeur et souhaitez obtenir le manuscrit ?
Vous pouvez me contacter ici.

Un extrait (court)

 

“ Je n’ai rien à vous dire. Les mots ne s’articulent plus. Il n’y a plus de phraseJe suis pétrifié. Depuis hier, je ne sais pas par où m’arrêter de penser à Vous. ”

Être tenu au courant de la publication :

Illustration : ruthieprasil (Pixabay)

One Reply to “Un second roman?

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